Camille Serme

UNE CHAMPIONNE À OXYGÈNE

Publié le Mis à jour le

Elle ne se prend pas pour une star, mais Camille Serme était à n’en pas douter la tête d’affiche du White Open 2016. Alors qu’elle est en pleine préparation physique, la numéro 1 française a non seulement impressionné par ses qualités de joueuse – cinquième d’un tableau masculin très relevé, on ne s’étonne même plus de la voir battre des joueurs du top 25 national – mais elle a aussi conquis l’assistance grâce à sa gentillesse et sa simplicité. Entretien avec une grande championne, que l’on espère revoir l’année prochaine !

 

IMG_2976

Crédit photo : Paul Orlovic

 Jérôme Elhaïk : Bonjour Camille. Dans quel état d’esprit étais-tu venue au White Open ?

Camille Serme : Je n’avais pas spécialement d’attentes. J’ai repris l’entraînement lundi (il y a 8 jours), et j’ai eu quelques grosses séances physiques depuis. Je suis donc venu dans un état d’esprit très positif, avec notamment pour objectif de retrouver des sensations au niveau de la raquette.

J.E. : Dans l’ensemble, quel bilan fais-tu de ton tournoi ?

C.S. : Je suis globalement très contente, notamment de mes deux matches aujourd’hui (dimanche). J’ai battu deux très bons joueurs (Sohail Khan et Quint Mandil, respectivement n°29 et 22 français).

J.E. : D’autant plus que Quint avait été impressionnant lors de ses matches précédents.

C.S. : En effet. En plus, j’ai réussi à le faire craquer physiquement en fin de match, alors que c’est l’une de ses qualités premières. Ça veut dire que je ne suis déjà pas trop mal sur ce plan alors que je viens de commencer ma préparation.

IMG_2918

Crédit photo : Paul Orlovic

J.E. : Un petit mot sur ta défaite en quart de finale contre Lucas Rousselet ?

C.S. : Déjà, c’est un match un peu particulier puisqu’on se côtoie tous les jours au pôle France à Créteil. Ensuite, avec sa taille (il mesure pas loin de 2 mètres), Lucas a une couverture de terrain et une envergure incroyables, il ramène toutes les balles. Même s’il y a quelques filles de grand gabarit au plus haut niveau chez les femmes, ça n’a rien à voir. Même chose en termes de puissance, le rebond de ses frappes est plus bas par rapport à ce à quoi je suis habitué.

J.E. : Revenons sur ta saison 2015-2016. À première vue, elle a été un peu moins bonne que la précédente, est-ce que tu es d’accord ?

C.S. : C’est marrant que tu me poses cette question, parce Philippe (Signoret, son coach) me l’a également soumise lors de la reprise de l’entraînement lundi. Je vais te répéter ce que je lui ai dit, je suis déçue de ma saison. Il y a un an, j’étais n°3 mondiale, et je suis maintenant 6ème. Et je n’ai remporté aucun tournoi World Series. Néanmoins, si l’on y regarde de plus près, j’ai l’impression que cette saison a été plus dense. En 2014-2015, j’avais peut-être été moins régulière mais ma victoire au British Open fait une grosse différence.

J.E. : Il n’y avait pas seulement le British mais surtout un printemps incroyable : du championnat de France en février à ta défaite en quart de finale à Alexandrie, tu alignes 22 victoires en 23 matches.

C.S. : C’est vrai. Ce qui est frustrant, c’est que j’ai perdu quelques matches très serrés cette année. Ça se joue à des détails, mais en fin de compte, ce sont ces détails qui auraient pu la transformer en une excellente saison. Je vais mettre celle contre Massaro au championnat d’Europe par équipes de côté, car j’ai raté mon match ce jour-là, mais je pense notamment à mes défaites contre Nour El Sherbini au ToC (11-8 au cinquième jeu), puis Nouran Gohar au British et au Championnat du Monde (les deux fois en 5 jeux). Comme on dit, on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide …

20160602120132_16BO38559

Crédit photo : PSA World Tour

J.E. : La question qui fâche. La plupart de tes défaites récentes sont intervenues contre des joueuses égyptiennes, le pays dominant du squash féminin à l’heure actuelle. Est-ce que tu t’entraînes de manière spécifique par rapport à elles ?

C.S. : Non pas du tout, je ne raisonne pas comme ça. En plus, ce n’est pas comme si je perdais largement contre elles, par exemple lors de la finale des World Series à Dubaï je suis passé à deux doigts de battre Raneem (El Welily, elle s’est incliné 11-9 10-12 9-11). La seule joueuse contre laquelle je n’aime vraiment pas jouer, c’est Omneya Abdel Kawy, car elle a un jeu très particulier.

J.E. : Petite anecdote, tu n’as plus perdu en compétition officielle contre une joueuse française depuis la finale des championnats de France en février 2008 (contre Isabelle Stoehr). Est-ce que ce manque d’émulation au niveau national est un désavantage, notamment par rapport aux Égyptiennes voire même aux Anglaises ?

C.S. : Évidement que le niveau en France est moins dense que dans ces deux pays, mais Co (Coline Aumard, n°2 française) a beaucoup progressé. Elle est maintenant 28ème au classement mondial, et nos deux dernières finales au championnat de France ont été très accrochées. De plus, j’ai l’occasion de m’entraîner avec des garçons au quotidien, par exemple mon frère, Lucas Rousselet ou encore Auguste Dussourd. J’aimerais quand même souligner quelque chose : en France, il y a certains hommes qui sont réticents à l’idée de s’entraîner avec des filles. Alors que dans un pays comme l’Égypte, ils ne se posent même pas la question, le mélange se fait de manière totalement naturelle.

12745439_574885226008516_5482472359839201628_n

Crédit photo : Pôle France Créteil

J.E. : Passons maintenant à la saison 2016-2017. Quels sont tes objectifs ?

C.S. : Mon ambition, c’est vraiment de remporter des World Series. Quitte à m’inspirer d’une fille comme Laura Massaro, qui cible vraiment sa saison sur ces tournois.

J.E. : L’une des autres grosses échéances à venir, c’est le Championnat du Monde par équipes à Paris en décembre.

C.S. : Évidemment. Notre ambition, c’est clairement de monter sur le podium (les Bleues ont terminé sixièmes de la dernière édition au Canada).

J.E. : Vu la concurrence, avec notamment les trois « gros » (Égypte, Malaisie, Angleterre), c’est un objectif très ambitieux.

C.S. : Effectivement, et n’oublions pas des pays émergents, comme les États-Unis ou l’Inde. Mais je suis convaincue que si on aborde cette compétition avec un groupe soudé et ambitieux, on peut y arriver. Coline a déjà prouvé qu’elle était capable de battre des joueurs du top 20 mondial, et je fais confiance aux joueuses qui évolueront en numéro 3.

13096254_611092589054446_5663746216095259048_n

Crédit photo : Facebook Camille Serme

  13533199_606173496211235_9021493955240812317_n IMG_3248 IMG_2442 IMG_3253

Crédits photo : Paul Orlovic

LES DEMI-FINALES SONT CONNUES

Publié le Mis à jour le

On connait l’affiche des demi-finales du White Open 2016.

3

Dans le derby de l’US Créteil, Lucas Rousselet a sorti Camille Serme, 3 jeux à 0. La numéro 1 française a fait tout ce qu’elle a pu mais n’a pas pu trouver les solutions contre l’envergure et la défense impressionnante de son adversaire. Rousselet s’invite donc dans le dernier carré pour la deuxième année consécutive au White Open. Il retrouvera demain Johan Bouquet, qui l’a nettement battu le weekend dernier à Valenciennes. Le numéro 7 français s’est imposé sans trembler contre Sohail Khan, également 3 jeux à 0. « Mon objectif était de jouer le plus sérieusement possible afin de m’économiser en vue des matches de demain, nous a-t-il confié. J’ai tellement d’affection pour Sohail, que quand je joue contre lui je n’ai pas envie de le battre et je le regarde jouer … »

IMG_2931

Dans la partie basse du tableau, Jérôme Sérusier a logiquement sorti Josué Tresse 3 jeux à 0, même si le premier jeu a été très disputé. Il aura face à lui Vincent Droesbeke, qui ne lui a pas beaucoup réussi récemment. Le joueur de Challes-les-Eaux est venu à bout de Quint Mandil, à l’issue d’un match d’un excellent niveau (3 jeux à 1).

IMG_3029

Chez les femmes, la surprise est venue de Magali Ballatore qui s’impose à l’arrachée contre Ise de Bruyker, et qui retrouvera Caroline Grangeon demain. L’autre demi-finale mettra aux prises la tête de série n°1 Noellie Boden à Marie-Pierre Guilbert.

IMG_2854 IMG_2855

Résultats des quarts de finale :

Hommes

Johan Bouquet – Sohail Khan 3-0

Lucas Rousselet – Camille Serme 3-0

Jérôme Sérusier – Josué Tresse 3-0

Vincent Droesbeke Quint Mandil 3-1

Femmes

Noellie Boden – Audrey Fournier 3-0

Marie-Pierre Guilbert – Maud Bailly 3-0

Magali Ballatore – Ise De Bruyker 3-2

Caroline Grangeon – Myrianne Regis 3-0

Demi-finales (dimanche à partir de 11 heures) :

Johan Bouquet – Lucas Rousselet
Vincent Droesbeke – Jérôme Sérusier

Noellie Boden – Marie-Pierre Guilbert
Caroline Grangeon – Magali Ballatore

A venir, toutes les photos de la journée, ainsi que de nombreuses réactions des joueurs.

Photos : Paul Orlovic

DEUXIÈME TOUR, C’EST PARTI

Publié le Mis à jour le

Voici les affiches du deuxième tour, qui va bientôt démarrer. C’est Johan Bouquet qui ouvre le bal, contre Jérôme Rideau. Le joueur de Montigny vient à peine de battre Alies Lahouel en 5 jeux (le match le plus disputé du premier tour) et il enchaîne contre le n°7 français …

badnetDiCEXQ-page-0

Comme annoncé, le choc des 1/8ème opposera Quint Mandil à Guillaume Duquennoy, respectivement n°22 et 35 français. A suivre également, Rohan Mandil vs Sohail Khan, Jean-Jacques Pineau vs Josué Tresse, et Camille Serme vs Nicolas Cardin.

Desktop

Crédit photo : Paul Orlovic

Le premier tour est quasiment terminé chez les femmes, résultats à venir.

UN PEU DE FICTION …

Publié le Mis à jour le

Voici quels seraient les quarts de finale du White Open 2016 samedi soir si les têtes de série font respecter leur rang. Nous précisons bien qu’il ne s’agit que de fiction, les autres joueurs ont parfaitement le droit de nous faire mentir et de bousculer la hiérarchie au cours des tours précédents !

Johan Bouquet – Rohan Mandil : les deux joueurs se connaissent bien puisqu’ils évoluent dans la même équipe, le Jeu de Paume. Johan a même vu grandir Rohan, pour lequel la marche sera sans doute encore un peu haute. Pour s’offrir ce quart de finale de gala, le deuxième de la fratrie Mandil devra néanmoins se débarrasser de Sohail Khan au tour précédent, loin d’être une mince affaire …

bouquet img_0511 10945753_730311367081925_6503559790739768384_n

Crédits photo : Sportfun / Squash Jeunes Île-de-France

Camille Serme – Lucas Rousselet : nous vous avons déjà parlé de ce match dans notre présentation avant-hier. Une rencontre particulière entre deux joueurs qui ont fait toutes leurs classes à l’US Créteil et s’entraînent sans doute souvent ensemble au pôle France. Ainsi qu’une opposition de styles entre la taille/la puissance de Rousselet, et la précision/les volées millimétrées de la championne de France.

Jérôme Sérusier – Jean-Jacques Pineau : ce qui se fait de mieux en matière de vétérans en France, « même si je n’aime pas trop ce terme, » précise JJP. Sérusier et Pineau, ce sont d’innombrables médailles nationales et même européennes, et une participation chacun au championnat de France Élite. Les deux joueurs se connaissent par cœur et s’entraînent même parfois ensemble sur le court que le capitaine de Vincennes a fait construire chez lui. Leur dernière confrontation en compétition en novembre dernier a tourné à l’avantage du capitaine de Montigny.

Vincent Droesbeke – Quint Mandil : on pourrait appeler ce match « destins croisés. » Il y a quelques années Quint semblait davantage préparé pour une carrière professionnelle, et c’est finalement Vincent (aucune médaille en championnat de France jeunes et pas de sélection en équipe de France) qui s‘est lancé dans l’aventure depuis quelques mois, avec un certain succès. À noter néanmoins que Quint a un huitième de finale théorique très difficile contre Guillaume Duquennoy, incontestablement LE match de ce tour entre deux joueurs de la même génération (1993)

13102624_600698226750365_128010438674293764_n 1601586_706736566044477_139798617_n

Crédits photo : Vincent Droesbeke / ANEO

PRÉSENTATION DU WHITE OPEN 2016

Publié le Mis à jour le

Même si le double tenant du titre Lucas Serme ne défendra pas sa couronne ce weekend, et si le plateau est légèrement moins relevé cette année, le White Open reste le seul tournoi en France capable d’attirer une petite dizaine de premières séries sans bénéficier de l’appellation « tournoi national. » Demi-finaliste en 2014 et finaliste en 2015, Johan Bouquet visera un premier titre. Son principal adversaire sera Vincent Droesbeke, l’une des valeurs montantes du squash hexagonal. Sans oublier la n°1 française Camille Serme, grande attraction de cette édition, le jeune Lucas Rousselet ou encore les anciens vainqueurs Jérôme Sérusier et Quint Mandil. À J-2, tour d’horizon des forces à présence.

Article de Jérôme Elhaïk

Photo Présentation White Open 2016 1

Crédit photo : Nicolas Barbeau

Pour les joueurs, la saison a été longue et la concurrence parmi les traditionnels tournois dits de « fin de saison » est rude. Avec notamment les opens nationaux de Valenciennes et Marseille le weekend dernier, où encore l’Île-Rousse toute la semaine. Mais malgré l’absence de Lucas Serme (qui a une excuse valable, puisqu’il prépare son mariage …), le White Open confirme sa position de rendez-vous désormais incontournable, puisque huit joueurs du top 30 français fouleront les courts du Club Oxygène ce weekend. Sans oublier évidemment l’attraction de cette édition 2016, la n°1 française Camille Serme. Le règlement autorise depuis deux ans les meilleures joueuses françaises à se frotter à leurs homologues masculins dans les tournois régionaux. La Cristolienne avait fait parler d’elle en remportant l’Open de Saint-Cloud en septembre 2014, avec notamment des victoires sur Jérôme Sérusier et Lucas Vauzelle. Elle a depuis disputé d’autres tournois, et joue régulièrement avec Créteil en critérium Île-de-France lorsque son calendrier le lui permet. « C’est un très bon exercice de jouer contre des hommes, disait-elle après sa victoire à Royan il y a un an. Ils sont plus physiques et plus rusés dans leur jeu. Ils essaient toujours de nous faire déjouer, et ça nous force à nous dépasser. » La 6ème joueuse mondiale vient tout juste de reprendre l’entraînement après une brève coupure estivale. Le White Open sera donc une étape intéressante dans sa préparation, qui la mènera à son premier objectif de 2016-2017, l’open de Hong-Kong fin août.

Photo Présentation White Open 2016 2

Crédit photo : Facebook Les Bleues au Canada

Pour avoir l’opportunité d’affronter les deux favoris de la compétition (voir ci-dessous), elle devra néanmoins se hisser jusqu’en demi-finales. Si elle parvient à faire respecter la hiérarchie dans les tours précédents, elle pourrait être opposée à son camarade d’entraînement au pôle France, Lucas Rousselet, dans un quart de finale explosif. Lucas (qui vient d’avoir 19 ans et s’apprête à s’envoler pour les États-Unis pour ses études) avait été la sensation du White Open 2015, montant sur la troisième marche du podium grâce à des victoires sur Dani Pascual, Antoine-Camille Petrucci et Benoit De Mot. Pour lui, ce tournoi sera donc l’opportunité de quitter la France sur une bonne note.

Photo Présentation White Open 2016 3

Crédit photo : Paul Orlovic

Au petit jeu des pronostics, les deux noms les plus souvent cités sont logiquement ceux de Johan Bouquet et Vincent Droesbeke, respectivement n°7 et 11 français. Même s’il s’est retiré du circuit depuis plus de deux ans, le toulousain d’origine reste un compétiteur dans l’âme. Il confie régulièrement « ne pas vouloir abandonner (son) rêve, celui d’être un joueur de squash professionnel. Et ce n’est parce que j’ai dû arrêter – momentanément ou définitivement – de jouer au niveau international que je ne vais pas continuer à me battre et à me comporter en athlète. C’est une mentalité qui me sert dans ma vie (en toute humilité) : tenter d’être son propre héros, et continuer à s’entraîner comme un guerrier, pour progresser encore et toujours. » Bouquet profite donc de chaque opportunité (opens nationaux, championnat de France Élite, Interclubs en France ou en Belgique) pour disputer des matches de haut niveau. La recrudescence du nombre de tournois PSA en France lui permet même de revenir de temps en temps sur le circuit international grâce à des places de « local player. » Pour un joueur encore en activité, hériter de Bouquet au tirage au sort n’est généralement pas une bonne nouvelle … Comme il l’a prouvé par exemple en atteignant les demi-finales à Niort en octobre dernier.

Photo Présentation White Open 2016 4

Crédit photo : Paul Orlovic

Même s’ils sont très amis dans la vie, la trajectoire de Vincent Droesbeke est totalement différente de celle du parisien. Après des études qui l’ont conduit aux quatre coins du globe, l’élève de Julien Balbo ne s’est pas laissé abattre par une très grave blessure (rupture haute des tendons ischios-jambiers de la jambe droite en février 2015) et a décidé à 24 ans de se lancer dans une carrière de joueur professionnel. Des débuts très réussis, puisqu’il compte déjà à son actif trois quarts de finale et surtout une demi-finale à Angers début juin. « Évidemment, je suis très content de ce résultat, nous avait-il confié après cette performance, surtout que j’ai battu au passage trois joueurs classés devant moi en France. Est-ce que je suis devenu un vrai joueur professionnel grâce à ce tournoi ? Peut-être (rires). En tous les cas, c’était la première fois que je battais des joueurs confirmés depuis mes débuts. Jusqu’à maintenant, j’en avais accrochés certains, mais c’est tout. » Parmi ses victimes à Angers, on trouve d’ailleurs un certain … Johan Bouquet ! Si la plupart des autres joueurs sont actuellement en reprise voire encore en vacances, la saison de Vincent bat son plein, « mais c’est logique car la mienne n’a véritablement commencé qu’en avril, nous explique-t-il. Après le White Open, j’effectuerais une tournée en Australie avec 4 tournois. Mon objectif, c’est de rentrer dans le top 200 mondial (il est actuellement 289ème). Ensuite, je ferai un break fin août avant d’attaquer une grosse préparation en septembre. »

Photo Présentation White Open 2016 5

Crédit photo : Vincent Droesbeke

Même s’il tentera ce weekend d’inscrire son nom au palmarès du White Open pour sa première participation, le joueur de Challes-les-Eaux est loin d’être un inconnu pour les habitués du Club Oxygène : il a déjà remporté trois tournois à Saint-Germain-en-Laye.

LES OUTSIDERS

Même s’ils auront du mal à se mêler à la lutte pour le titre, ils sont quelques-uns – jeunes ou moins jeunes – à pouvoir jouer les troubles-fêtes ce weekend :

Vainqueur en 2009, 2011 et 2013, Jérôme Sérusier (n°14 français) a fêté ses 40 ans il y a quelques semaines. Le joueur de Montigny ne domine plus le squash francilien comme c’était le cas il y a quelques années, mais il indique « ne pas avoir l’impression d’avoir régressé, ce sont les autres qui ont progressé ! » Même s’il n’a remporté aucun tournoi en 2015-2016, il avait commencé sa saison sur une très bonne note : au championnat d’Europe +35 ans, il avait sorti la tête de série n°1, le néerlandais René Mijs (ancien membre du top 150 mondial) avant de terminer quatrième.

Photo Présentation White Open 2016 6

Crédit photo : Paul Orlovic

Blessé l’an dernier, il avait dû renoncer au White Open « la mort dans l’âme. » Après plusieurs podiums internationaux, Jean-Jacques Pineau (50 ans depuis quelques jours) a enfin connu la consécration en août dernier avec un titre de champion d’Europe en +45 ans, qui plus est contre son vieux rival Thierry Scianimanico. Le capitaine de Vincennes – 21ème au classement national – a encore démontré sa capacité à élever son niveau de jeu dans les grandes occasions, en battant deux joueurs professionnels (le belge Tiago Goriely et surtout l’anglais Mark Fuller) en Interclubs. Seule ombre au tableau, la malédiction continue pour JJP en championnat de France vétérans, avec une huitième défaite en finale contre Scianimanico en mai à Nîmes !

Photo Présentation White Open 2016 7

Crédit photo : Paul Orlovic

Quint Mandil (n°22) avait dû lui aussi déclarer forfait l’an passé. À 23 ans, le joueur du Jeu de Paume est moins présent sur les tournois mais reste un joueur très solide, en témoigne ses victoires sur Lucas Vauzelle, Jérôme Sérusier, Jean-Jacques Pineau, Maxime Moriamez, Benoit Demot et une certaine Camille Serme en critérium Île-de-France. De cinq ans son cadet, son frère Rohan (n°25) n’a pas totalement confirmé son excellente saison 2014-2015 mais a tout de même obtenu son premier podium européen en U19 (en Allemagne en mars). Pour lui, la grosse échéance de la saison à venir sera le championnat de France U19 en octobre, son dernier dans les catégories de jeunes.

SONY DSC

Crédit photo : Mickaël Le Bret

C’est un petit évènement qui s’est produit début juin au KillBall du WAM : après une série de 36 victoires consécutives, Guillaume Duquennoy a perdu un match (contre Antoine-Camille Petrucci) ! Depuis, le joueur de Louvigny a emmené son équipe en Nationale 3, puis terminé cinquième de l’open de Valenciennes. Avec certes une défaite en quart de finale mais dont il pourra tirer des enseignements positifs, puisqu’il n’est pas passé loin d’emmener loin Johan Bouquet dans un cinquième jeu. Champion de France 2ème série en mars, le nordiste d’origine est sans doute la plus grosse progression de la saison parmi les joueurs « non-professionnels ». Après s’être un peu égaré, il confirme enfin le potentiel entrevu dans les catégories de jeunes. « J’ai quelques regrets, nous avait-il confié après son titre à Bron, mais on ne peut pas revenir en arrière. Et je suis en grande partie fautif ! Tout le monde me disait que j’étais feignant, ce qui était vrai, donc à un moment j’ai décidé de me prendre en mains. À Louvigny, j’ai trouvé une certaine stabilité, professionnelle et personnelle, et forcément ça aide. J’ai commencé très tôt et j’avais des facilités techniques, mais j’ai mis longtemps à comprendre que ce n’était pas suffisant. Alors oui, j’ai peut-être perdu un peu de temps, mais ça me donne aussi une motivation supplémentaire. »

Photo Présentation White Open 2016 9

Crédit photo : Association Squash Louvigny

Demain, nous vous proposerons une projection sur les quarts de finale théoriques, ainsi qu’un petit coup d’œil au tournoi féminin.

Pour en savoir plus sur les joueurs

PORTRAIT JOHAN BOUQUET

ENTRETIEN VINCENT DROESBEKE

PORTRAIT JÉRÔME SERUSIER

SITE OFFICIEL CAMILLE SERME

SITE OFFICIEL LUCAS ROUSSELET

PORTRAIT JEAN-JACQUES PINEAU

PORTRAIT QUINT MANDIL

ENTRETIEN GUILLAUME DUQUENNOY

PORTRAIT DE CAMILLE SERME

Publié le Mis à jour le

Comme vous le savez, Camille Serme sera la tête d’affiche de l’édition 2016 du White Open. Numéro 1 française depuis 2010, la joueuse de Créteil est la figure de proue du squash féminin hexagonal, ainsi qu’une référence au niveau international. Petit retour sur son parcours exceptionnel.

Article de Jérôme Elhaïk

La Val-de-Marnaise a d’ores et déjà marqué l’histoire du squash féminin français (même si d’autres joueuses, comme Corinne Castets et surtout Isabelle Stoehr, avaient déjà obtenu de bons résultats avant elle). Le palmarès de Camille Serme dans les catégories de jeunes se passe de commentaires : dix titres de championne de France, mais surtout trois de championne d’Europe junior consécutivement, sans oublier deux victoires au British Junior Open et une médaille d’argent au Championnat du Monde junior. Un exploit dans une discipline où les pays du Commonwealth se taillent la part du lion. Elle a rapidement confirmé en senior, entrant dans le top 15 mondial – pour ne plus jamais le quitter – en 2009, Mais Serme est passée dans une autre dimension avec sa victoire au British Open, point d’orgue d’un premier semestre 2015 exceptionnel (qui lui avait permis de bénéficier d’une exposition médiatique bien méritée).

DSC_0780

Crédit photo : allambritishopensquash.com

Camille a découvert le squash « un peu par hasard. J’ai commencé le tennis à 4 ans et trois ans plus tard, une amie a voulu essayer le squash. Je l’ai simplement suivie. J’ai pratiqué les deux activités pendant un an, mais elles étaient trop différentes. J’ai décidé d’opter pour le squash parce que je trouvais ça plus ludique. Au tennis, j’avais plus de mal à toucher la balle, la raquette était plus lourde alors qu’au squash, le fait de frapper contre un mur et que la balle revienne assez facilement est plus pratique lorsqu’on est enfant. »

Ces débuts, ils ont eu lieu à Créteil, son club de toujours. « Je m’y suis toujours entraînée. D’ailleurs, le club a évolué en même temps que ma carrière. Au départ c’était un pôle espoir et aujourd’hui il cohabite avec le pôle France féminin. Je n’ai pas eu besoin de bouger, c’est une chance. » Sa réussite, c’est aussi celle du duo entraîneur-athlète qu’elle forme avec Philippe Signoret, comme elle le rappelait après sa victoire au British Open. « Il a cru en moi dès le plus jeune âge et n’a jamais cessé. On a traversé tellement de bons et de mauvais moments. Je le dis souvent autour de moi : je m’estime très chanceuse d’être tombée sur lui quand j’ai commencé le squash, et sans lui je ne serais pas là où je suis aujourd’hui ! »

CkmIqgnWYAEjoYH

Crédit photo : TWITTER Camille Serme

Sa saison 2015-2016 fût sans doute en-deçà de ses espérances (avec tout de même un titre à Cleveland et trois demi-finales en World Series), mais on la retrouve désormais systématiquement en quarts de finale des tournois majeurs. Même si elle a récemment souffert lors des confrontations directes avec les joueuses égyptiennes, elle est l’une des seules à contester leur domination (avec l’anglaise Massaro, la Malaisienne Nicol David et l’Américaine Amanda Sobhy).

Camille Serme disputera donc le White Open dans le tableau masculin (le règlement autorise depuis deux ans les meilleures joueuses françaises à disputer les tournois régionaux chez les hommes). Ce ne sera pas une première pour elle : elle a déjà remporté les opens de Saint-Cloud et de Royan, grâce à des victoires sur plusieurs joueurs classés entre 15 et 25 français (Jérôme Sérusier, Lucas Vauzelle, Yann Menegaux), prouvant que son assimilation à la 17ème place n’était pas usurpée. C’est un nouveau défi qui l’attend au club Oxygène, puisqu’elle pourrait être amenée à affronter des joueurs qui officient sur le circuit professionnel (et dont nous vous dévoilerons l’identité très prochainement). Une bonne étape dans sa préparation qui la mènera à son premier gros tournoi à Hong-Kong fin août. Ses objectifs restent les mêmes : la place de numéro 1 mondiale et le titre de championne du monde. Sans oublier LE rendez-vous de la saison 2016-2017 pour le squash français : le Championnat du Monde par équipes, qui aura lieu à Paris fin novembre et début décembre …

Photo-4-Compte-rendu-ETC-2016

Crédit photo : ETC 2016

Bio – Camille Serme, 27 ans, n°1 française, 6ème mondiale – assimilée n°17 français chez les hommes

Joue pour l’US Créteil (Nationale 1)

10 titres sur le circuit professionnel

Championne de France 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016

Vainqueur du British Open 2015

Demi-finaliste du championnat du Monde 2010

Championne d’Europe 2012, 2013, 2014 et 2015

Vice-championne d’Europe par équipes 2010, 2014, 2015 et 2016

Jeunes

10 titres de championne de France en individuels

4 titres de championne de France Interclubs

Championne d’Europe junior 2006, 2007 et 2008

Vainqueur du British Junior Open U17 en 2006 et U19 en 2008

Vice-championne du Monde junior 2007

Meilleur résultat au White Open : première participation

Sources :

ILOSPORT

Site officiel Camille Serme

WHITE OPEN 2016, C’EST PARTI !

Publié le Mis à jour le

Après une édition 2015 magnifique, le White Open est de retour au Club Oxygène du 1 au 3 juillet prochains !

Le double tenant du titre Lucas Serme ne sera pas de la partie cette année (il a de bonnes raisons puisqu’il est se marie le weekend suivant …). Mais un Serme en chasse un autre car le tournoi pourra compter sur la présence exceptionnelle de sa sœur Camille, n°1 française et 6ème au classement mondial. Elle participera au tableau masculin où elle en découdra avec plusieurs joueurs du top 15 français, dont nous vous dévoilerons l’identité au cours des prochains jours. Pour suivre l’actu du White Open, restez connectés comme on dit, avec la page officielle du tournoi mais aussi le compte Twitter (twitter White Open)

WHITEOPEN2016