Yann Menegaux

Conclusion du White Open 2015

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Le White Open 2015 a eu lieu ce weekend sur les courts du Club Oxygène Squash et Fitness. Une édition exceptionnelle à plusieurs titres : elle coïncidait avec le 10ème anniversaire du club, qui a été dignement célébré samedi soir, et le tableau masculin était incroyablement relevé (26 joueurs du top 100 français !). Retour sur le tournoi et le weekend, en quelques points :

  • Parce que le White Open c’est avant tout un événement sportif, honneur au(x) vainqueur(s) : Lucas Serme et Julie Rossignol, qui ont conservé leur titre acquis en 2014. Le n°4 français n’a pas perdu un jeu du tournoi même si Johan Bouquet a vendu chèrement sa peau dans une finale de grande qualité.

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  • Comme évoqué plus haut, le tableau masculin était très relevé, mais aussi un magnifique mélange de générations : outre Serme et Bouquet, on trouvait des jeunes des pôles espoirs (Corigliano, Rousselet, les jumeaux Grondin), des anciens joueurs pro retirés du circuit (Petrucci, Vauzelle), et des franciliens, jeunes ou moins jeunes, membres du top 30 français (De Mot, Sérusier, Menegaux etc.). Si la jeunesse a pris le pouvoir au PSA de Marseille ce weekend (victoire de Benjamin Aubert et 3ème place de Victor Crouin), ce ne fût pas complètement le cas à Oxygène, mais Enzo Corigliano et surtout Lucas Rousselet se sont fait remarquer par leurs performances !

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  • On l’avait déjà évoqué pendant le tournoi, mais la jeune Julie Rossignol a vécu une sacrée journée dimanche : un peu à court d’entraînement because passage du bac, la n°9 française a conservé son titre en début d’après-midi à Oxygène. Avant de filer vers son club, les Pyramides (à quelques kilomètres de là), pour y disputer son premier match sur le circuit professionnel, contre Anna Klimundova, compagne d’un certain Lucas Serme (victoire de la tchèque 3 jeux à 0). Et de reprendre le chemin du Mans à peine la remise des prix terminée !

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  • La météo était au rendez-vous ce weekend (ou pas si l’on considère que courir après une petite balle noire n’est pas ce qu’il y a de mieux à faire lorsque le soleil est de sortie) ! Il a fait très chaud sur les courts et en dehors, certains en ont même profité pour faire bronzette sur une terrasse improvisée.

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  • Les organisateurs d’évènements sportifs amateurs (et donc gratuits) connaissent bien cette problématique : la majeure partie des spectateurs sont souvent des participants, qui une fois leur tournoi terminé n’ont qu’une envie, rentrer chez eux après un long weekend. On peut donc se réjouir du nombre de spectateurs présents lors de la finale hommes, qui s’est disputée dans une belle ambiance, les joueurs entrant même sur le court avec la musique du film Rocky « Eye of the Tiger » …

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  • On pourrait appeler ça un message personnel : j’aimerais adresser un coup de chapeau à Dani Pascual. Éliminé en 1/8ème de finale par le jeune Lucas Rousselet à l’issue d’un match assez tendu et émaillé de nombreuses décisions d’arbitrage, le joueur professionnel espagnol a fait preuve d’un comportement exemplaire après le match, ne manifestant aucune mauvaise humeur. Il a « fait le boulot » dans le plateau 9-16, repoussant les assauts des frères Grondin et de Lucas Vauzelle (victoire en 5 jeux après être passé à deux points de la défaite dans le 4ème).

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  • Le White Open, ce n’était pas que le tournoi ! Il y avait aussi la soirée des 10 ans du club, avec le chanteur Axel, le cogérant des lieux Antoine Baron au saxophone, le DJ Deejay Mirak etc. Pour l’anecdote, alors que les convives profitaient du barbecue et du concert, certains bataillaient encore sur les courts vers 23 heures samedi soir (ils se reconnaîtront !)

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  • Coup de chapeau à toutes les personnes qui ont œuvré, bénévolement ou non, à la réussite de cet évènement : au juge-arbitrage, à la restauration, à l’animation, à la communication etc. Sans oublier les joueurs bien évidemment sans qui le tournoi n’existerait pas …

À l’année prochaine !

Jérôme Elhaïk

Quelques chiffres

210 Comme le nombre de matches lancés par le juge-arbitre Pierre Bady sur les 5 courts du clubs, et disputés par les 85 participants, issus de 27 clubs différents : de vendredi 17h45 (Kouros Moslehi contre Raphaël Rouat) à dimanche vers 19h, avec la finale Serme / Bouquet

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De 17 à …57 ans : 17 ans pour Enzo Corigliano, 57 pour le vétéran Eric De Mot

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Photos Paul Orlovic

White Open jour 2, the end …

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On connait depuis quelques minutes les affiches des demi-finales du White Open 2015, qui auront lieu demain midi.

L’invité surprise, c’est le « giant killer » du tournoi, le jeune joueur de l’US Créteil Lucas Rousselet (n°34 français), qui après avoir sorti Dani Pascual en 1/8ème vient de battre Antoine-Camille Petrucci, manifestement à court de carburant après son match marathon contre Mathias Grondin (premier tournoi depuis 7 mois pour le corse). Il affrontera un autre Lucas de Créteil (Serme). Dans le bas du tableau, Johan Bouquet a battu Yann Menegaux, et sera opposé à Benoit De Mot, qui s’est débarrassé de Jérôme Sérusier 3 jeux à 0.

IMG_8736Crédit photo : Paul Orlovic

Trois questions à … Benoit De Mot

On avait l’impression que tu étais totalement en contrôle jusqu’au milieu du 2ème jeu, et qu’après ça s’est équilibré ?

Benoit Demot : Oui c’est possible. Le truc c’est que Jérôme c’est un métronome, il joue à un niveau constant. C’est tentant de rentrer dans son rythme et de se dire « c’est sympa le squash ! » mais il faut se forcer à mettre de la vitesse.

On entend beaucoup de gens dans le public dire « Benoit, il a un jeu beaucoup plus cadré qu’avant ». Tu es d’accord ?

B. D. : Oui clairement, c’est quelque chose sur laquelle j’ai travaillé. Cette année, pour une fois j’ai fait des séances physiques, ce qui m’arrivait très rarement auparavant. Et en plus comme j’ai un jeu plus carré, je me fatigue moins, c’est le genre de matches que j’aurais pu gagner en 5 jeux auparavant…

Quand on te voit comme ça, on se dit que tu peux peut-être viser plus haut (il est actuellement n°16 français) ?

B. D. : Peut-être. Après les gars devant moi, c’est solide ! Ils me semblent inaccessibles, mais bon je te dis ça je ne les joue quasiment jamais (comme on l’a vu dans l’article qui lui était consacré il y a quelques semaines, Benoit fait très rarement des tournois nationaux). Bon demain je joue Johan (Bouquet), on se joue très souvent en Île-de-France, mais on va dire qu’en général je perds (il ne l’a jamais battu)

En route pour les quarts

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Les 1/8ème de finale du White Open viennent de s’achever. On ne l’avait pas forcément prévu, mais le match le plus serré a eu lieu sur le court n°4, entre Antoine-Camille Petrucci et Mathias Grondin. Le corse s’impose 11-9 au 5ème jeu, alors qu’il était mené 6-1 dans cette manche …

Desktop2Crédit photo : Paul Orlovic

Il affrontera en 1/4 de finale le jeune Lucas Rousselet, qui a causé la grosse surprise de ce tour, en sortant le joueur professionnel espagnol Dani Pascual, à l’issue d’un match émaillé d’interférences et de décisions d’arbitrage. « Même si là maintenant je suis bien entamé, je vais tout faire pour passer car j’ai vraiment envie de jouer Lulu (Lucas Serme) en demi, déclarait Petrucci après le match. Je crois que notre dernière confrontation remonte aux U19 ! » Un Lucas Serme qui a logiquement battu Frédéric Chabrol, 3 jeux à 0. (« Je suis parti très fort, mais physiquement ça devenait trop difficile au fil du match. Mon tournoi commence maintenant » nous confiait le joueur du Stade Français). Dans un premier temps, le n°4 français affrontera Enzo Corigliano, qui a sorti Lucas Vauzelle dans le choc des 1/8ème (voir article précédent).

Dans le bas du tableau, les quarts opposeront Benoit De Mot à Jérôme Sérusier (vainqueurs de deux derbies franciliens contre Sohail Khan et Josué Tresse, même score 3 jeux à 0), et Johan Bouquet à Yann Menegaux, net vainqueur d’Adrien Grondin. Coup de chapeau au normand (d’adoption …) Guillaume Duquennoy qui prend un jeu à Bouquet !

Récapitulatif des affiches des 1/4 de finale, vers 19h30.

Lucas Serme – Enzo Corigliano

Antoine-Camille Petrucci – Lucas Rousselet

Benoit De Mot – Jérôme Sérusier

Johan Bouquet – Yann Menegaux

Les chocs arrivent …

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Le premier tour du tableau principal terminé, on peut maintenant se projeter sur les huitièmes de finale. Focus sur les matches les plus chauds !

LE MATCH À SUIVRE

Lucas Vauzelle (Saint-Cloud, n°24) – Enzo Corigliano (Vincennes, n°25)

C’est LE choc des 1/8ème de finale. Un match indécis entre un ancien espoir du squash français qui a repris la compétition depuis 2 ans, et l’un des meilleurs jeunes actuels. À vos pronostics …

Desktop2Crédit photo : Paul Orlovic

Benoit De Mot (Saint-Cloud, n°16) – Sohail Khan (Les Ulis, n°29)

Les deux joueurs ont dû se rencontrer d’innombrables fois. La dernière confrontation qui nous vient en tête, c’est la victoire en 5 jeux de Benoit en finale au Jeu de Paume en avril 2014. Sur la forme du moment, le joueur de Saint-Cloud est favori mais Sohail est capable de tout sur un match.

 

Jérôme Sérusier (Montigny, n°13) – Josué Tresse (Saint-Cloud, n°39)

Encore un match entre franciliens qui ont dû s’affronter des dizaines de fois. Une opposition de styles entre le métronome Sérusier et la vivacité de Tresse.

 

Yann Menegaux (Vincennes, n°20) – Adrien Grondin (Bourges, n°27)

Un match compliqué à aborder mentalement pour les deux joueurs, entre un jeune espoir et l’entraîneur des équipes de France jeunes. Yann a remporté leur dernière confrontation aux qualifications 1ère série 2014.

Le onze du White Open …

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On vous avait promis une petite surprise, la voici. Les commentateurs de PSA Squash TV (Joey Barrington en tête) s’amusent souvent à imaginer quels postes les joueurs PSA occuperaient sur un terrain de rugby. Nous on a choisi le foot, voici ce à quoi ressemblerait l’équipe des têtes de série du White Open, dans une configuration en 4-2-3-1. Si les intéressés ne sont pas d’accord, faites-nous signe !!! Merci à Alex Dupire pour sa contribution éclairée …

LE ONZE DU WHITE OPEN

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Gardien: Jérôme Sérusier. Un gardien à l’allemande, style Manuel Neuer. Impassible et impassable sur sa ligne.

Latéraux : les jumeaux Grondin. Pour les connaisseurs, l’équivalent de Fabio et Rafael Da Silva !

Charnière centrale : Dani Pascual dans le rôle de l’intimidateur, Johan Bouquet à la relance.

Milieux récupérateurs : une doublette Lucas Serme-Benoit Demot, avec ce dernier dans un rôle de relayeur.

Ailiers : Lucas Vauzelle et Enzo Corigliano sont chargés de « manger la craie » et d’alimenter leur avant-centre.

Numéro 10 : qui d’autre qu’Antoine-Camille Petrucci pour ce poste ???

Avant-centre : Sohail Khan en renard des surfaces, un peu à la David Trezeguet …

Entraîneur : Yann Menegaux. Un peu à la Didier Deschamps. Un entraîneur encore joueur dans sa tête.

Présentation des joueurs, épisodes 7 et 8 : Yann Menegaux et Mathieu Benoit

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Suite de la présentation des têtes d’affiche du White Open. Aujourd’hui c’est deux pour le prix d’un, avec le portrait de deux « cerveaux » du squash français : Yann Menegaux et Mathieu Benoit, coéquipiers à Vincennes.

YANN MENEGAUX

Le petit monde du squash connait peut-être mieux Yann Menegaux comme entraîneur des équipes de France jeunes que comme joueur. Néanmoins, je n’ai encore jamais entendu un joueur être content de l’affronter, ce serait même plutôt l’inverse… « J’ai eu un parcours très différent des meilleurs jeunes actuels. J’ai fait de la gymnastique et de la natation à un bon niveau jusqu’à 16 ans, et c’est seulement à ce moment là que je me suis vraiment lancé dans le squash, intégrant le pôle du Mans ou j’ai été formé par Benoit Letourneau, Thierry Le Bihan et John Elstob. Je suis rapidement passé 2A, mais à 20 ans je savais que c’était trop tard pour être joueur de très haut niveau, donc j’ai décidé de passer mes diplômes d’entraîneur. » Le n°20 français est aujourd’hui responsable du pôle espoir d’Île-de-France à Chatenay-Malabry, et il s’occupe plus spécialement des filles (« par rapport aux garçons, elles sont beaucoup plus dans la réflexion, il faut leur donner des conseils et de l’attention »). Alors Yann, tes meilleurs souvenirs en tant que coach ? « J’ai obtenu de nombreux titres de champion de France, avec Lucas Serme, Auguste Dussourd, Elise Romba, Laura Gamblin et d’autres. Mais tu sais, au-delà des résultats immédiats, je participe à leur formation afin qu’ils puissent être performants plus tard. Par exemple, j’avais les larmes aux yeux lorsque Lucas a gagné le jeu décisif au championnat d’Europe par équipes (voir https://o2whiteopen.wordpress.com/2015/06/02/presentation-des-joueurs-episode-1-lucas-serme/), car il est passé entre mes mains pendant une période puis il a poursuivi son chemin. C’est ça le véritable plaisir, les voir évoluer vers le plus haut niveau. »

11083687_1427348094227348_3552534197191906820_nCrédit photo : www.facebook.com/FFSquash

Le revers de la médaille, c’est que Yann est souvent amené à affronter l’un de ses protégés lorsqu’il les accompagne sur les tournois nationaux : « C’est là où je joue le mieux. Je ne leur fais aucun cadeau, pour me battre ils doivent le mériter vraiment. C est toujours dur mais c’est normal, et franchement plus tôt ça arrive mieux c’est, ça veut dire que le travail qu’on fait fonctionne … J’avoue que ça a été un peu difficile la première fois, contre Lucas (Serme). » En tant que joueur, Yann vient tout juste d’avoir 35 ans et va donc pouvoir se lancer sur les compétitions vétérans : « Je n’ai pas pu cette année car j’étais au Tournoi des 5 nations avec les petits, mais je compte me préparer très sérieusement pour les championnats du Monde en Afrique du Sud l’an prochain, où j’accompagnerai notre chef de file, Jean-Jacques Pineau (voir https://o2whiteopen.wordpress.com/2015/06/16/presentation-des-joueurs-episode-4-jean-jacques-pineau/), qui est aussi mon capitaine à Vincennes (qui vient d’effectuer un passage d’une saison en Nationale 1) ! Je vais essayer de faire un podium, ce serait super mais aussi très difficile car il y vraiment du beau monde. »

En dehors du squash, qui monopolise évidemment une bonne partie de ses weekends, Yann partage avec sa compagne la passion du trail : « C’est vrai que c’est une passion, courir en pleine nature, par exemple en montagne, et découvrir les paysages de notre beau pays. Ensuite, la course à pied me permet de visiter les nombreuses villes où l’on part en compétition, car sinon on n’a pas le temps. J’aime partager ça, donc à deux c’est encore mieux. Et ça nous permet aussi de nous éloigner de Paris ! »

Bio – Yann Ménegaux, 35 ans, n°20 français

lm03_1198985_2_px_640_Crédit photo : http://www.lemans.maville.com

Joue pour Vincennes (Nationale 1 en championnat national (descend en N2), 1ère division du critérium en Île-de-France)

3 participations au championnat de France 1ère série (meilleur résultat 13ème)

Meilleur résultat au White Open : 5ème en 2014    

MATHIEU BENOIT

Les abonnés de PSA Squash TV connaissent bien son visage, lui que le commentateur anglophone de la chaîne Joey Barrington appelle souvent le « confident » (en français dans le texte) de Grégory Gaultier. Lui, c’est Mathieu Benoit, qui accompagne le n°1 français sur le circuit professionnel depuis 2004 : tout d’abord comme ostéopathe (sa profession) et coach, puis comme préparateur mental, discipline dans laquelle il a passé un diplôme universitaire. « J’ai rencontré Greg pour la première fois en 2004. À l’époque, j’étais n°15 français (son meilleur classement) et on s’est affrontés au premier tour du championnat de France. C’est là que tout a commencé… » C’est à partir de 2006 que l’accent est mis sur la préparation mentale. « En finale du championnat du monde en Egypte, il se retrouve en finale face à l’Australien David Palmer. Dans le 4ème jeu, il a quatre de balles de match qu’il ne parvient pas à concrétiser, et son adversaire a tout fait pour le faire dégoupiller. Il a fini par perdre ce match. Ça a été un traumatisme. »

osteop15Crédit photo : http://www.squash.me.uk

Et lorsqu’on lui demande si le fait de travailler avec Gaultier et de côtoyer les meilleurs joueurs mondiaux lui a permis de progresser en tant que joueur, la réponse fuse : « Il est indéniable que ça m’a apporté énormément au niveau du jeu ! Je me rends compte que même lorsque j’étais à mon meilleur classement, je ne savais pas vraiment jouer au squash, en tous cas comme je l’entends maintenant. À force de côtoyer les meilleurs, de regarder les matchs, d’analyser le jeu, de scruter les champions, on développe forcement une autre vision du jeu et de l’activité. » Des mots d’autant plus forts que Mathieu a eu une belle carrière dans sa première vie. « J’ai commencé à l’âge de 10 ans à Blois, sous la houlette de Fred Lecomte. Je suis ensuite parti à Tours dans l’académie Bonetat, où j’ai été formé par Jean-Luc Bonetat, aux côtés de son fils Julien et d’Isabelle Stoehr. Mon heure de gloire, c’est le titre de champion de France en 1987 (U13), je bats Thierry Lincou en demi-finale puis Renan Lavigne en finale, pas mal pour un petit gars de la province ! Ensuite j’ai privilégié mes études, je ne m’y suis remis sérieusement que lorsque je suis monté à Paris pour mes études d’ostéopathe. » Depuis 2002, Mathieu oscille entre la 20ème et la 40ème place au classement national. Il a même remporté 3 fois le championnat de France 2ème série, que d’aucuns considèrent comme le championnat de France amateurs. Alors qu’il est actuellement très occupé par ses diverses activités, a-t-il encore des objectifs ? « Oui, ils existent sinon j’aurais du mal à continuer, mais ils sont forcément un peu différents. Je n’ai pas le temps ni l’environnement pour m’entraîner comme je le souhaiterais : j’ai un emploi du temps compliqué, et de toute façon à Blois ne je n’ai personne avec qui m’entraîner. Donc avant une échéance, je bricole généralement un plan d’urgence. Le squash n’est plus une priorité pour moi mais plutôt un exutoire. » Il utilise même le terme très intéressant de « loisir de compétition. » « Ce qui me plaît, c’est de relever des défis avec le peu de moyens que j’ai, et de voir comment je vais réagir en me sortant de ma zone de confort. Ma recherche est plutôt d’ordre mental que physique ou technique. Comment faire pour être le plus performant possible avec le peu de moyens que j’ai ? Quelles stratégies mettre en place pour résoudre ces équations ? De part mon expérience et celle acquise aux côtés de Greg, je suis persuadé qu’on peut rester performant très longtemps si on privilégie le jeu, la tactique, les stratégies en cherchant en permanence à sortir l’adversaire de sa zone de confort. C’est pour cela que je continue à pratiquer ce sport fabuleux. »

Bio – Mathieu Benoit, 40 ans, n°22 français

MATTHIEU BENOITCrédit photo : http://www.lanouvellerepublique.fr

Joue pour Vincennes (Nationale 1 en championnat national (descend en N2), 1ère division du critérium en Île-de-France)

Champion de France U13 1987

Champion de France 2ème série 2002, 2003 et 2011

10ème du championnat de France 1ère série en 2004

2ème du championnat de France +35 ans 2014

3ème du championnat de France +40 ans 2015

Meilleur résultat au White Open : 6ème en 2014